Vers un monde sans cancer

Plateforme de puces protéiques en phase reverse dirigée par Leanne De Koning dans le département de Recherche translationnelle. La RPPA (Reverse Phase Protein Array) est une technologie innovante qui permet d’étudier les protéines et leur état d’activation dans des échantillons biologiques (tissus, cellules) en haut débit. Membres de l’équipe : Audrey Criqui, Berengère Ouine, Aurélie Cartier.

 

Aujourd’hui grâce aux progrès de la recherche, à l’innovation thérapeutique et au dépistage, certains patients atteints de cancer peuvent être guéris. Pour le Pr Thierry Philip, président de l’Institut Curie, « la guérison, c’est quand on revient à l’espérance de vie d’une personne qui n’a pas eu de cancer. Or cela arrive de plus en plus souvent. On guérit aujourd’hui 80% des enfants, près de 60% des femmes, un peu moins de 50% des hommes ».

On guérit aujourd’hui 80% des enfants, près de 60% des femmes, un peu moins de 50% des hommes

Les progrès sont déjà nombreux. Mais le chemin à parcourir pour franchir le pas vers un monde sans cancer est encore long. Guérir le maximum de patients est bien évidemment l’objectif final. Il repose sur l’amélioration des traitements existants et la mise au point de nouvelles pistes thérapeutiques. Le chemin vers un monde sans cancer passe aussi par la réduction des effets secondaires des traitements et des séquelles de la maladie, et la mise en œuvre d’actions pour aider les patients à retrouver une qualité de vie après la prise en charge.
Mettre tout en œuvre pour que demain l’après-cancer soit une réalité pour chaque patient tel est l’objectif du projet 2015-2020 de l’Institut Curie.

Depuis son origine, la force de l’Institut Curie réside dans sa capacité à amener la découverte au lit de chaque patient. Pour faire reculer le cancer, l’Institut Curie et ses 3300 collaborateurs s’engagent chaque jour aux côtés des patients et dans les laboratoires de recherche sur ses trois sites de la région Île-de-France (Paris, Saint-Cloud, Orsay).

L’Institut Curie dispose des atouts nécessaires pour continuer à faire avancer la prise en charge des personnes touchées par le cancer. Car, comme le rappelle le Pr Thierry Philip, le modèle Curie « est un modèle où la recherche est libre, où les cliniciens soignent des malades, mais où entre les deux, il y a un lien qui se fait dans les deux sens. » Et le projet Curie 2015-2020 vise à renforcer encore ce pont. Construit avec les patients et tous les partenaires de l’Institut Curie, il est composé d’un projet scientifique, centré sur l’interdisciplinarité moteur des découvertes, d’un projet médical, entre autres axé sur le parcours patient, et de trois programmes médico-scientifiques phares.

Crédits photos : Benoît Rajau / Institut Curie.